Un match parfait

Dans l’organisation d’un mariage, traiter avec les bons fournisseurs est la clé d’une réception à la hauteur de vos attentes. Nous avons demandé conseil à cinq pros de l’industrie pour faire en sorte que le jour J soit comme celui de vos rêves.

Stéphanie Le May, fleuriste propriétaire, Les fleurs du marché

MQ : Combien de temps avant le mariage devrait-on avoir trouvé son fleuriste?
SLM : L’idéal serait deux mois avant, pour faire connaissance et vous assurer d’avoir les fleurs que vous désirez.

MQ : Quelles sont vos solutions pour les couples qui ont un budget restreint?
SLM : Je réutilise tout au long de la journée les fleurs qu’ils ont choisies. Celles qui ont servi pour la cérémonie, je les déplace dans la salle pour la soirée, et les bouquets des demoiselles d’honneur servent à décorer la table des mariés pendant le souper.

MQ : Quelles sont les fleurs les plus demandées?
SLM : L’eucalyptus est partout depuis quelque temps. Ça fait changement des soupirs de bébé! L’œillet est revenu à la mode. En plus d’être très abordable, il est offert dans une palette de couleurs quasi infinie. Ma fleur de prédilection demeure la rose. Elle est indémodable!

Morgane Saoutfondatrice et directrice de création, Papier Velours

MQ : Envoyer un faire-part par la poste, est-ce encore de mise?
MS : Absolument! C’est une tradition encore très importante pour les mariés et leurs familles. Le faire-part ajoute une touche haut de gamme au mariage.

MQ : Quels éléments font grimper le prix de la papeterie?
MS : C’est principalement l’épaisseur du papier et les techniques d’impression, comme l’embossage. Il faut aussi respecter les normes de Postes Canada en matière de poids et de dimensions pour éviter les surcharges.

MQ : Pourquoi faire faire sa papeterie sur mesure?
MS : Mes faire-part racontent l’histoire du couple. Je m’inspire d’eux pour créer quelque chose d’unique. Tout est fabriqué à la main, rien ne provient de banque d’images. Oui, c’est plus cher qu’un faire-part acheté en ligne (à partir de 1700 $ pour 80 invitations), mais ça devient un souvenir pour la vie.

Nadine Topuzogullari, planificatrice en chef, Le cœur bohème

MQ : Pourquoi devrait-on engager une planificatrice de mariage?
NT : Surtout pour profiter de la journée du mariage à 100 %. Je peux travailler avec les mariés jusqu’à un an d’avance, mais je crois que ma présence le jour J fait toute la différence. J’accueille les invités, je dirige les fournisseurs, et je gère l’horaire de la journée et les retards. Pendant ce temps, les mariés n’ont qu’à penser à eux.

MQ : La clé d’une journée de mariage réussie?
NT : Un bon photographe, de la nourriture de qualité… et un bon DJ pour mettre de l’ambiance. Oui, vous pouvez faire jouer une playlist pendant le souper, mais après c’est lui qui fera lever le party.

MQ : Sur quels aspects les mariés peuvent-ils économiser?
NT : On peut réaliser de très beaux arrangements floraux avec un budget restreint, et économiser en louant une salle qui fournit les nappes, les chaises et le couvert.

Naomie Gagnon, photographe

MQ : Quelles sont les qualités requises d’un bon photographe de mariage?
NG : Il doit pouvoir s’adapter à toutes les situations, et être rassurant et amical. Parfois, il devient un peu un organisateur de mariage. Personnellement, je privilégie les couples avec qui je me sens à l’aise au départ. Je revois encore la majorité de mes clients et, pour moi, ils sont plus que ça. Je vois la première bedaine et la famille qui grandit… C’est unique!

MQ : Comment mettez-vous les futurs mariés à l’aise?
NG : C’est important qu’ils ne sentent pas qu’ils sont en pleine séance photo. Lors de leur premier regard, durant la cérémonie et les allocutions, je me fais la plus discrète possible. Jamais un moment ne sera gâché simplement parce qu’il aurait pu être le sujet d’une belle photo. Le moment est toujours le plus important!

Frénie Jean-Baptiste, pâtissière et propriétaire, Bayard Gâteaux

MQ : Combien de portions de gâteau doit-on prévoir?
FJB : Si le gâteau est le dessert principal, calculez au moins le même nombre de portions qu’il y a d’invités. Si d’autres desserts sont servis, réduisez de 30 % le nombre de portions.

MQ : Quelle est la grande tendance du moment?
FJB : La crème au beurre fait un grand retour avec la tendance du naked cake. Les mariés aiment
son look naturel. La bonne nouvelle, c’est qu’elle coûte moins cher que le fondant, qui demande plus de travail.

MQ : Quel conseil donnez-vous toujours aux futurs mariés?
FJB : De ne pas essayer d’effectuer la livraison eux-mêmes pour épargner quelques dollars. Les pâtissiers ont une façon de faire et l’équipement approprié pour la livraison; et ils seront en mesure d’apporter des retouches sur place au besoin.

MQ : Quelles saveurs sont les plus demandées?
FJB : La vanille est un incontournable pour au moins un des étages du gâteau. Ensuite, les mariés se permettent une saveur moins traditionnelle et même saisonnière (petits fruits, pommes, lavande, etc.) pour les autres étages.

Texte : Myreille Simard

Les commentaires sont fermés.