Journal d’une future mariée: la réception

Ce qui suit généralement un « veux-tu m’épouser ? » c’est : « On fait ça quand? » et « On fait ça où » ? La fameuse question du lieu. Il est primordial à mon avis qu’on s’y attarde le plus tôt possible, pour un mariage réussi.

Si vous avez lu mes précédents billets portant sur le choix de ma robe et de ma bague, vous commencez à saisir notre penchant, à mon mari et moi, pour les options peu coûteuses. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que la réception suivant la cérémonie de notre mariage s’est faite dans les règles de l’art du DIY (Do It Yourself).

Je pense qu’il faut établir rapidement ses priorités lorsqu’on organise des noces à petit prix. Les nôtres consistaient à réunir nos invités dans un endroit chaleureux, à l’image de notre couple, et à leur offrir le bar ouvert (pour des festivités dignes de ce nom).

Nous avons rapidement éliminé la location d’une salle de réception, afin d’économiser sur le coût plus élevé de l’alcool, de la nourriture et du service. Nous recherchions un bel espace en nature avec une grange, bâtiment de prédilection des cérémonies de mariage laïques. Il faut avouer que bois vieilli offre un cachet indéniable, tandis que le toit est un détail très apprécié en cas de mauvais temps.

Petit conseil pour les budgets serrés : usez de votre réseau de contacts. Vous possédez beaucoup plus de ressources que vous ne le croyez ! Dans notre cas, il se trouve qu’un proche parent possède un domaine de plusieurs acres dans Lanaudière, comprenant une grange, une magnifique forêt, un étang et un jardin. Bref, un endroit de rêve ! Nous avons pris notre courage à deux mains pour lui demander de nous recevoir, et, comble de bonheur, il a accepté !

Puisqu’il ne s’agissait pas d’une grange spécialement conçue pour les événements, il a fallu s’y rendre quelques fois au cours de l’été afin de bien nettoyer, bâtir un plancher et un bar de nos mains. Toutefois, nous nous sommes vite faits à l’idée : elle ne pourrait pas accueillir huit tables de dix personnes. Nous avons donc décidé de louer un grand chapiteau pour la réception. La grange et son bar sont devenus l’espace de party pour le vin d’honneur, et l’après-souper.

Côté bouffe, difficile d’être plus gâtés. On lui apprenait tout juste qu’on se fiançait que ma belle-mère pensait déjà au menu qu’elle et ses amies pourraient bien nous préparer. Vous avez bien compris : c’est la maman de mon cher mari qui a cuisiné le repas de nos noces, et ce, pour 80 convives !  Les trois fourmis ont donc élaboré un menu de 250 bouchées variées, une soupe de style gaspacho (très pratique pour servir tout le monde en même temps sans se soucier que ça refroidisse), et trois types de salades pour accompagner les viandes braisées ; le tout livré et servi par un boucher bien connu de la famille. C’était délicieux !

Finalement, pour le service, nous nous sommes assurés de partager différentes tâches entre quelques petits groupes de parents et d’amis. Certains servaient les bouchées, d’autres la soupe. Puis, au moment du repas, table par table, les invités se sont levés pour aller se servir, façon buffet. Cependant, nous ne regrettons pas d’avoir fait appel à deux barmans d’expérience qui nous ont bien aidés, de l’apéro aux petites heures du matin.

C’est sans doute le caractère participatif de notre mariage qui fait ma plus grande fierté. Tout le monde a mis la main à la pâte, à sa manière, dans la joie et l’amour, pour faire de cette journée le plus beau jour de notre vie.

Petite astuce : nous avions prévu un pot Mason pour chaque invité, sur lequel chacun inscrivait son nom à l’aide d’un marqueur. Nos invités avaient donc chacun leur verre pour se désaltérer tout au long de la soirée. Une idée pratique et écoresponsable !

Pour lire les autres articles de la série, c’est par ici: Journal d’une future mariée: la robe + Journal d’une future mariée: la bague.

par Ariane Brunet

PHOTOGRAPHE Sara Maude Photographie

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Les commentaires sont fermés.